samedi 7 mars 2020

Km 4750 - Chili, Caretera Austral de La Junta à Coyhaique

6àVélo sur les routes de Patagonie au col de Queulat


La video de l’étape : https://youtu.be/ABixaL6rmdA




Par Pauline,
Du 17 au 28 février 2020
De La Junta à Coyhaique

Puyuhuapi

Direction Puyuhuapi, le temps est plutôt couvert et la route en montagne russe fatigante mais les couleurs sont très belles. 17 km avant d'arriver en ville nous retrouvons  une piste mais de bonne qualité….un chien à l’allure bizarre nous suivra tout du long sur cette piste et nous quittera juste avant l’entrée en ville.


Nous arrivons à Puyuhuapi et cherchons une cabane pour 2 jours car la météo annonce une pluie forte pour le lendemain. Nous retrouvons avec plaisir Philippe avec qui nous allons dîner d’un délicieux saumon au restaurant. Nous convenons de partir pédaler ensemble vers Coyhaique, les enfants sont ravis d’avoir un nouvel adulte avec qui parler et à écouter...Philippe étant un voyageur au long cours avec une mémoire d’éléphant, il a de belles histoires et anecdotes à nous raconter.

Parc de Queulat

Départ matinal vers le Parc de Queulat où nous prévoyons de nous arrêter pour aller admirer le glacier suspendu, « el collante Ventisquero ». Nous pédalons le long du Pacifique mais nous avons l’impression de pédaler le longs de lacs canadiens…C’est très beau !

Nous arrivons au camping du parc assez tôt, montons notre campement, grignotons un morceau avant d’entamer une petite marche vers un mirador pour admirer le fameux glacier. Le ranger nous avait prévenu que le chemin était en mauvais état...effectivement nous marchons dans la boue, nous accrochons aux branches pour ne pas glisser. Au bout de 45 minutes, la vue se dégage et le glacier s’ouvre à nous majestueux. La vue est splendide entre la forêt, la lagune et le glacier au loin. Nos efforts sont récompensés !

Le lendemain, nous attaquons une ascension en lacets serrés dans le parc de Queulat. La route n’est plus goudronnée et est vraiment en mauvais état. Nous poussons nos montures régulièrement. Il fait chaud mais nous trouvons facilement de l’eau dans les Rios où nous remplissons nos gourdes. Nous finissons par atteindre le sommet, puis au bout de la descente nous retrouvons le goudron avec beaucoup de plaisir. 

Nous trouvons un spot de camping sauvage auquel Philippe a accordé la note de 9/10 ce qui est très bien ! Il prend en compte : l’accessibilité, « l’invisibilité » par rapport à la route, l’accès à une rivière, le soleil matin et soir, l’abri au vent, la place pour planter les tentes, la possibilité de faire du feu...Nous faisons une toilette dans la rivière, sortons la canne à pêche (sans succès), cuisinons un petit risotto que nous dégustons autour du feu en écoutant avec plaisir les histoires de Philippe...

Nous roulons toujours avec Philippe et rencontrons beaucoup d’autres cyclo. A nous 7, nous ne passons pas inaperçus ! Certains cyclos s’arrêtent d’autres non...à chaque fois que nous prenons le temps de nous arrêter les échanges sont riches et la connexion se fait instantanément ! Nous rencontrons des néo-zélandais, des italiens, des anglais, des canadiens, des australiens, des allemands, des français, des belges et bien sur des Chiliens...Nous aurons bientôt un carnet d’adresse qui nous permettra de refaire un tour du monde à vélo ! :-)

Villa Amengual et villa Manihuales

Nous pic niquons à Villa Amengual et nous en profitons pour refaire le plein de nourriture (et de boisson, merci Philippe !) et pour faire sécher nos tentes humides. Nous y rencontrons 2 chiliens, Lucas et Rodrigo, deux frères de 18 et 22 ans partis ensemble sur la Carretera Austral. Rodrigo avait lui meme parcouru cette route avec sa grande soeur quand il avait 13 ans..

Le soir nous plantons notre tente au bord du Lago Verde dans lequel nous nous baignons. Le camping est interdit mais nous bravons l’interdiction avec des 4*4 et des combis...A notre arrivée au lac, nous échangeons avec un groupe de pêcheurs français passionnés..;ils ont passé la journée sur le lac sans rien pêcher...Le soir à la tombée du jour, Octave tente sa chance malgré tout. Alors qu’il dit faire son dernier lancé, il attrape une magnifique truite. Il crie de joie et d’étonnement...nous accourons tous pour voir sa belle prise, que nous relâcherons car nous avions déjà dîné ! Grande fierté quand même, elle était magnifique !

Philippe nous quitte au matin pour continuer sa route vers Cohaique. Nous roulons jusque Villa Manihuales. A midi, nous faisons une pause derrière un bus abandonné. Le propriétaire de la maison voisine nous propose de l’eau et Octave en profite pour lui expliquer qu’il fait la collection de plaque d’immatriculation des pays traversés. Il lui permet de récupérer la plaque du bus...La collection est pour le moment complète !

Nous plantons notre tente au bord du lac de Villa Manihuales à côté de celle de Lucas et son frère. Ce qui est chouette au Chili, c’est que l’on peut camper quasiment partout, y compris en « ville » alors que des campings officiels et payants existent à proximité. Cela nous permet aussi de faire repasser le budget sous la moyenne !


Vers Coyhaique :

Le lendemain matin, un fort vent de face nous accueille dès les premiers kilomètres...nous espérons être un peu abrité lorsque nous quitterons la Ruta 7 non asphaltée pour prendre une route un peu plus longue mais goudronnée. Nous nous enfonçons dans cette vallée, le vent se fait moins sentir mais est toujours là. La route est très étroite avec un peu de trafic; Si certaines voitures sont très respectueuses et patientes pour pouvoir nous doubler la plus part sont carrément dangereuses, nous doublent dans les virages en nous klaxonnant...on adore et on leur fait savoir !:-) !

Nous plantons à nouveau notre tente près d’une rivière à une trentaine de kilomètres au nord de Coyhaique. Le spot est très sympa et comme d’habitude, Octave tente la pêche, on fait du feu et on cuisine simplement.

Le lendemain, alors que nous récupérons notre route, nous croisons deux allemands cyclotouristes depuis  30 ans...l’un d'eux mesure 2 mètres 10, n’a plus un poil sur le cailloux mais une belle barbe...on dirait un ogre mais un ogre gentil et Jacques à l’air d’un nain à côté de lui...Nous ferons la route au même rythme vers Coyhaique et ils semblent impressionnés par la façon dont les enfants affrontent la dernière ascension vers la ville. Au col, un vent à décorner les bœufs souffle mais dans le bon sens pour nous, il nous aide vraiment à monter, c’est agréable !

Nous descendons vers la grosse ville de Patagonie où nous avons prévu de revoir Philippe et de nous reposer quelques jours avant d’affronter la suite de la Carretera Austral...

Souvent accompagnées par un chien au Chili :




Splendides vues sur le Pacifique :


Le glacier suspendu du parc de Queulat :


Avec Jean-Philippe qui nous accompagne
sur 3 jours :






Une montée pas facile...






Pause picnic et récupération au col :




De beaux lieus de bivouacs ...










Arrivée sur le Lago Verde :




Enfin la prise tant attendue ! Une truite fario de 40 cm...
Relâchée pour son plus grand bonheur !








Multiples rencontres sur la route :




Bivouac à Villa Manihuales :




Échanges avec Lucas, un Chilien de 18 ans en vélo :








Rencontre avec Rolland, un allemand de 2m10 , vélo spécial oblige !


Allez on s’accorde une sieste ...


Dans la montée vers le col de Coyhaique :






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1 commentaire:

  1. Ravie de continuer à suivre vos aventures! Profitez bien, les paysages ont l'air splendides en Patagonie! Chapeau à vous de pédaler depuis fin août
    Je vous embrasse avant de vous retrouver dans notre sud

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